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[ Zeta Series in Neoplatonism, nr. 2 ]
Le paradoxe de la
transcendance
L’auteur part de l’observation selon laquelle,
s’il est analysé seulement d’un point de vue logique, le concept de
transcendance semble inconsistant, parce qu’il engendre un paradoxe. En effet,
si le transcendant pouvait être connu et donc affirmé comme transcendant, sa
transcendance serait annulée, et le transcendant s’avérerait ne plus être
transcendant. Car le transcendant véritable ne devrait être connu d’aucune
manière. D’autre part, si le transcendant était vraiment transcendant, alors,
comme il faudrait ne plus rien affirmer de lui ni même le fait qu’il est
transcendant, sa transcendance serait de nouveau, bien que dans un sens
différent, infirmée. Chacune de ces deux situations semble donc indiquer qu’une
transcendance consistante d’un point de vue logique est impossible. Dans ces
conditions, en analysant les théories théologiques d’Aristote et de Plotin,
l’auteur essaie de déterminer la manière dans laquelle les deux philosophes
résolvent ce problème de la transcendance. Il étudie ainsi les divers types de
transcendance présents chez Aristote et Plotin, les rapports qui existent entre
eux et leur évolution historique. Finalement, la conclusion du livre est que,
pour Aristote et Plotin, la solution du problème de la transcendance ne
présuppose pas l’élimination du paradoxe, pour arriver à une transcendance qui
ne serait plus paradoxale. Au contraire, la transcendance aristotélicienne,
aussi bien que la transcendance plotinienne, conserve un caractère paradoxal
qui doit être admis comme tel et qui s’impose en vertu d’une nécessité qui
n’est plus logique, mais ontologique.
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Forthcoming publications
Gabriel Chindea - Le paradoxe de la transcendance chez Aristote et Plotin 